Publié le : 26/06/2026
Les enfants de parents divorcés vont-ils mieux aujourd’hui que dans les années 80 ?
Contrairement à ce que nous pourrions croire, il y a du mieux !
Premier constat clair : les enfants des années 2020 vivent le divorce de leurs parents différemment des jeunes des années 80. Le divorce est devenu plus fréquent et mieux accepté par la société. Selon l’INED, environ 27 % des mineurs avaient des parents séparés en 2020, contre seulement 11 % en 1990. A mon sens, les enfants vivant un divorce se sentent donc moins différents qu’autrefois.
Deuxième constat : Il semble que les parents portent également plus d’attention aux conséquences du divorce sur leurs enfants. Ils n’y arrivent pas toujours mais ils essaient généralement de les protéger des conflits et de préserver leur équilibre. Aujourd’hui, ils ont plus conscience que les enfants peuvent aussi être accompagnés par des psychologues ou d’autres professionnels lorsqu’ils vivent mal la séparation de leurs parents. Cette volonté de prendre soin par l’écoute était beaucoup moins répandue il y a trente ou quarante ans.
Enfin, grâce au développement de la garde alternée, beaucoup d’enfants peuvent continuer à voir régulièrement leurs deux parents contrairement à la fin du XXème siècle, période au cours de laquelle ce système de garde n’existait pratiquement pas. D’après l’INSEE, en 2020, environ 12 % des enfants de parents séparés vivaient en résidence alternée. La garde alternée s’est développée à partir de la loi du 4 mars 2002 n°2002-305 qui a reconnu officiellement que l’enfant avait la possibilité de vivre en garde alternée. C’est à partir de cette date que ce mode de garde a progressivement grandie (très lentement) en 2003, 79% des enfants avait leur résidence principale chez leur mère.
Enfin, les familles recomposées sont devenues plus fréquentes et mieux acceptées par la société, ce qui peut rendre l’adaptation des enfants après un divorce plus simple.
Même si la séparation de ses parents reste une épreuve difficile pour un enfant, celui-ci est généralement mieux accompagné et davantage écouté qu’auparavant.
Encore rien de tout cela n’est parfait (même bien loin de là), voici donc quelques idées pour améliorer le futur des enfants vivant des divorces:
Des recherches émanant de l’Organisation « Illinois experts » nous rappellent que la résidence alternée n’est pas une solution magique et fonctionne surtout tant que les parents s’entendent correctement et ont de bonnes relations avec l’enfant. A l’avenir, on pourrait donc privilégier des solutions plus personnalisées et adaptées aux différentes situations.
La sociologue Véronique Rouyer partage le même avis, l’essentiel n’est pas que les parents restent en couple mais qu’ils continuent à communiquer ensemble (coparentalité). Il va donc peut être falloir apprendre aux parents à améliorer leur communication?
Chaque enfant vit différemment les séparations et les parents ont conscience de l’aide qu’il faut apporter à ces deniers. Demander l’avis aux professionnels qui entourent les enfants ou même crée un numéro à appeler pour les enfants ayant vraiment des difficultés sont des exemples d’actions concrètes qui pourraient être mises en œuvre.
En clair, même si le divorce a évolué dans le bon sens, le travail est loin d’être fini et il y’a toujours de vastes points d’améliorations.
